Journal de bord - Regina cæli

Quel est le « bon prix » pour une prestation de propreté ?

Mis à jour le 7 janvier 2025


Quand le besoin de recourir à un prestataire de services en propreté se fait sentir, les acheteurs (Conseils syndicaux, syndics, gestionnaires de collectivités...), ont coutume de demander plusieurs devis. Il est certain que la recherche du meilleur rapport qualité/prix exige une comparaison.

Car effectivement, il n'est pas rare de constater des différences de prix importantes, même quand parfois, un cahier des charges est sensé donner une base de travail unique aux entreprises candidates.

calculatrice

Le prix proposé est-il en rapport avec la prestation demandée ?

Pour comprendre ces écarts de prix et éclairer l’acheteur, nous pouvons évoquer deux raisons : La première inclue les éléments de politique commerciale qui impactent le déroulement des interventions. La seconde inclus les charges incompressibles légales et réglementaires des entreprises en compétition.

Raisons commerciales

Concernant les raisons commerciales, les tarifs vont d’abord dépendre des périodicités d'intervention. Combien de fois par jour, par semaine ou par mois, telle ou telle mission sera réalisée ?

Ils vont dépendre également du quota d'heure qui sera alloué aux intervenants pour mener à bien leur mission : Le salarié aura-t-il un nombre d’heures juste et suffisant pour mener à bien sa mission ?

Enfin, ils dépendront des consommables et matériels qui seront alloués pour chaque client : (Parfums, produits d’entretien, consommables divers, matériels...)

Charges supportées par les entreprises de propreté

Afin de donner au lecteur une idée des charges qui pèsent sur nos entreprises de propreté, voici celles que doit supporter une entreprise de moins de 20 salariés :

  • Salaires des agents (SMIC conventionnel majoré) - Charges patronales associées
  • Mutuelles salariales
  • Frais de transport des agents
  • Tenues professionnelles
  • Congés payés (représentant le coût d’un 13ème mois)
  • Primes d'ancienneté
  • Taxe sur la valeur ajoutée
  • Contribution Foncière des entreprises (Ex Taxe professionnelle)
  • Médecine du travail
  • Formation professionnelle
  • Taxe d'apprentissage
  • Assurance en responsabilité civile
  • Frais de gestion bancaire
  • Frais de gestion comptable (gestion sociale et fiscale)
  • Taxe sur les véhicules de société
  • Contrôle techniques des véhicules
  • Assurance des véhicules
  • Carburant des véhicules
  • Consommables professionnels (parfums, détergents, housses, gants...)
  • Matériels professionnels (Aspirateurs, chariots, machines diverses...)
  • Coûts de structures (varient selon la taille de l’entreprise, sa localisation, sa spécialisation...)

Et si après toutes ces charges le résultat final est positif :

Impôt sur les sociétés !

Notons que cette liste n’est pas exhaustive. Plus l'entreprise croit en taille, plus de nouvelles charges viennent s'ajouter par palier ‘’successifs‘’. Est-ce à dire que plus une entreprise a du ‘’succès‘’, plus elle a de charges ? La réponse est oui. C'est comme en course hippique : plus le cheval est performant, plus on lui ajoute du poids pour le ralentir... et plus il doit trouver des solutions pour rester compétitif...

Deux conseils pour bien comparer les prix

Afin de déterminer lequel des tarifs proposés est le plus juste pour remplir la mission sollicitée, l'acheteur devra tout d’abord comparer des devis d'entreprises de tailles similaires. Ensuite, il devra s'attarder sur la politique commerciale des entreprises sélectionnées. Toute cela ne peut se faire qu’à l’occasion de rencontres en présentiel, dans un esprit de partenariat gagnant/gagnant, et autour... d’un bon café !


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